Géorgie et Arménie le début du transit

Suite aux difficultés à récupérer mon visa iranien. Je n’ai plus assez de temps pour m’éterniser en Géorgie ni en Arménie, dommage … Donc je vais traverser la Géorgie et l’Arménie en 3 jours.

Le passage de la frontière se passe sans soucis, le douanier avec un air très sérieux scrute mon passeport, me fixe (oui je sais j’ai plus de cheveux que sur la photo et alors ?! Si il me voyait maintenant…) et puis un coup de tampon, un grand sourire « bienvenue en Géorgie » et en français !

La route s’avère plus que correct et j’avale les kilomètres dans la montagne en évitant quelques vaches en sortie de virage. Après « un train peu en cacher un autre », « une vache peut cacher le troupeau » !



La Géorgie est aussi le premier pays où on me demande si je parle « rusky » et évidemment ma réponse est « niet ». Déjà que l’anglais même en Europe ce n’est pas évident tous les jours alors là ça devient vraiment compliqué.

J’ai rencontré une motarde en Turquie au monastère de Sumela en 1200GS, plaque suisse (désolé j’ai oublié ton prénom) qui m’a prévenu qu’il y avait environ 40kms de route en Géorgie qui n’est tout simplement pas une route. Je suis actuellement avec des pneus 100% route et les chemins si c’est sec ça passe, si c’est un peu gras, c’est la gamelle assurée !


Donc effectivement la route était juste explosée avec à certains endroits des éboulements qui bloquent les camions.

2h pour faire 40kms avec un passage de col à 2000mètres avec de la neige partout sur le côté ! J’ai tout de même pris le temps de prendre des photos 🙂

J’ai eu de la chance de passer un jour où il ne pleuvait pas sinon je pense que j’étais parti pour la journée sur cette route de montagne.

J’arrive à la tombée de la nuit à Akhaltsikhe. Pose mes valises dans le premier hôtel que je trouve et cherche un endroit pour manger. Les prix du petit restaurant que je trouve je pourrais presque commander tous les plats, seul problème je ne comprends rien à la carte. Je n’ai rien mangé depuis le petit déjeuner, je choisi le plat le plus cher (environ 5 ou 6 euros) et on m’apporte un poulet presque entier ! Miam 🙂
J’en profite pour découvrir les limonades locales à la poire ou la pomme. C’est excellent ! Il faut que j’en trouve en France…

une petite partie du château de Akhaltsikhe qui est immense

Je poursuis ma route en direction de la frontière Arménienne, et encore un château ! Et en bien meilleur état que dans le pays Cathare. Je croise 2/3 motos qui roulent sur l’autre voie. Jusqu’ici je n’ai pas croisé beaucoup de voyageurs à moto à part Vangelis le motard suisse lorsque j’ai acheté mes pneus en Turquie.

Entre la Géorgie et l’Arménie il y a une sorte de no man’s land bien boueux sur quelques kilomètres. Les 2 pieds par terre et en avant vers l’Arménie.
Je donne mon passeport et je ne sais pas ce qui se passe. Il y a 3/4 personnes dans le bureau et on dirait que personne ne sait lire un passeport français. Donc mon passeport passe de main en main pour finir dans un autre bureau je ne comprends toujours pas ce qui se passe. Un garde vient me voir et me dit simplement « wait few minutes and it’ll be ok ». Effectivement quelques minutes après, un coup de tampon et zou !
Du côté arménien c’est la foire. Il y a 10 petits bureaux, quelques uns pour le change et les autres pour l’assurance ! Bref ils sont tous prêt à te sauter dessus pour que tu prennes l’assurance chez eux. Histoire de ne pas passer inaperçu, je pousse la moto, ne range pas la béquille, la route est remplie de nid poule de pierres et de bosses, la béquille tape et la GS fini par terre.
Je reprends la route et le ciel devient vraiment noir il est temps de sortie la tenue de pluie. La route est vraiment un désastre et ce n’est pas de la pluie mais de la grêle qui tombe… Aucun endroit pour m’abriter, je poursuis avec le bruit de la grêle sur le casque « toc toc toc ».
La pluie s’arrête, la grêle aussi et laisse place à de magnifiques paysages.

La route elle, est entièrement parsemée de grêle. Heureusement qu’il y a un peu de traffic, les camions et les voitures nettoient la trajectoire. Rouler sur des billes ça ne me fait pas vraiment plaisir.

Je modifie un peu mon itinéraire pour aller le plus rapidement possible vers Yerevan. J’y arrive en fin d’après midi trouve un hébergement et je déambule un peu dans les rues. La ville est assez touristique et le centre est plutôt joli.


La place principale se transforme en spectacle son & lumière en début de soirée avec la fontaine qui se synchronise sur la musique. Musique moderne, musique de films, musique classique tout y passe et c’est vraiment top !

Le lendemain direction le sud en passant dans le couloir entre l’Azerbaïdjan et la Turquie. Un des endroits les plus beau que j’ai pu voir jusqu’à présent.

Les cols en moto sont un vrai plaisir (attention tout de même les camions sont assez gros et les virages plutôt serrés), les camions et les voitures souffrent beaucoup. Donc je les dépasse, je m’arrête pour prendre des photos et les gens s’arrêtent pour me demander si j’ai un problème. Non non tout va bien, je profite du paysage. Je doublerai une voiture 3 fois dans le même col ! 😉

Deuxième nuit en Arménie à 3 kms de la frontière iranienne. C’est assez roots !

Des barbelés un peu partout et des miradors. ça donne envie pour le lendemain… Mais le lieu est juste magique lorsque l’on regarde aux alentours.

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