roadtrip Espagne

Lac de Yesa – Espagne

De retour après ces ~3700kms parcourus en 10 jours dont 3 dans le nord de l’Espagne côté atlantique et vers les Pyrénées.

Donc j’ai baptisé J0, la soirée du vendredi après le travail direction le bateau et l’embarquement.

  • J0

Départ le vendredi 5 octobre, vers 18h de Nantes. Direction Saint Nazaire et plus exactement le port de Montoir de Bretagne pour l’embarquement avec un départ prévu à minuit avec la compagnie LDLINES. Au moins j’étais sur d’être à l’heure…
Une heure après me voilà arrivé à la gare maritime. Le temps de régler les derniers détails administratifs on m’annonce que les motos n’embarquent pas avant 23h30 autrement dit bon dernier. Je discute avec quelques personnes, puis je dors, je joue avec mon téléphone, je regarde l’heure passer ainsi que les camions qui passent la zone d’embarquement puis les voitures et enfin c’est mon tour !!

Arrivé dans le bateau les motos sont alignées au dessus d’une énorme chaine qui servira à fixer les points d’attaches. L’équipage se charge de sangler pendant que je prends mes affaires et me dirigent vers l’accueil afin de récupérer les clés de ma cabine.

Petit aperçu de ma cabine avec vue sur mer 😉

Le restaurant du bateau est ouvert mais j’avais déjà prévu mon sandwich donc je passe mon tour et m’empresse d’aller me rafraichir au bar puis aller sur le pont pour assister au départ.

Passer sous le pont de Saint Nazaire tout éclairé by night c’était plutôt sympa 🙂

  • J1

Forcément avec un départ à 0h le temps de faire un brin de toilette et de se coucher il était tard. Donc je m’attendais à faire une grâce matinée. 6h du mat, je reçois un texto, « bienvenue en Islande, votre réseau vous accompagne » ??!! Les mystères de la téléphonies. 8h annonce vocale robotisée pour l’ouverture du petit déjeuner. J’ai compris pas de grasse matinée, je me lève 😦 .

Après cette petite collation, je me décide à faire un petit tour des locaux et bien se sera du vite fait. Tout est fermé ou presque. Ce n’est pas un bateau de croisière, ni de tourisme. 70% des personnes à bord sont des camionneurs qui font des traversées régulières, 20% de voitures de tourisme, 1% de moto et le reste on va dire que c’est l’équipage.
Il y a l’étage des cabines, l’étage de la réception avec la salle de « vie » avec le bar et tout au fond le restaurant. Le pont est en fait fermé, puisqu’il y a des voitures dessus, la cale aussi qui sert de parking. En définitive on a accès aux extérieurs que sur les deux coursives à bâbord et à tribord. (mon vocabulaire nautique est très évolué :p)

Le temps commence à se faire long, il n’y a rien à faire. Heureusement que j’avais prévu l’ordi portable. Petite pose déjeuner. Les tarifs du restaurant et du bar ne sont pas excessifs du tout. Je file dans ma cabine m’équiper, remballer mes affaires et rendre mes clés. Plus qu’une heure avant le débarquement.

Le bateau arrive à l’heure sous un petit crachin breton. (Ba merde je pensais arriver en Espagne …).

L’accès aux véhicules est ouvert au dernier moment, le temps de refixer mes affaires, les voitures sont déjà sorties et je me retrouve au milieu des camions pour la sortie.

Traversée rapide de Gijon pour attaquer la petite route, sous une légère bruine heureusement ce n’est pas gênant et la route n’est pas détrempée. J’enroule tranquillement pour arriver au sanctuaire de Covadonga.

Je reprends la route pour quelques kilomètres en direction des lacs de Covadonga.

Une belle route de montagne sinueuse avec des animaux qui dorment ou qui traversent la route. Donc la montée comme la descente se fera tranquillement en profitant des paysages.
Cette fois je pars en direction de San Vicente de la Barquera en passant par l’AS-114. Une route magnifique qui longe la montagne avec des virages en veux-tu en voilà. Je m’arrêterai dans une petite ville avant la tombée de la nuit ,dans un hôtel, comme on dirait chez nous low cost ! (19€ la nuit). La communication en espagnol n’est pas évidente, il faut dire que mon niveau est catastrophique, en anglais ce n’est pas mieux mais cette fois c’est leur niveau qui frôle le 0 et je n’ai pas essayé en français c’était peine perdue, de même au restaurant. Pas besoin d’aller au bout du monde pour avoir le côté exotique ^^

  • J2

Le temps est toujours un petit peu grisonnant, mais il ne fait pas froid. La route est totalement sèche à part dans les zones de sous bois.
Passage rapide à San Vicente de la Barquera. Un petit coin fort sympathique, il faudra que je m’y arrête pour la prochaine fois !

Je poursuis ma route cette fois en longeant un petit peu la côte, au lieu de rentrer dans les terres comme ce que j’avais fait jusqu’à présent.  Puis direction Bilbao. Histoire de prendre quelques photos. Le soleil commence à faire son apparition et la température commence à bien monter 25°C vers 13h.

La température atteindra un bon 28°C et ne me lâchera pas jusqu’au soir avec la disparition totale des nuages !!
Ce soir une nuit dans un 3 étoiles ça va me changer de la veille lol. Non pas que j’ai particulièrement envie mais il n’y a pas beaucoup de choix à moins de prévoir un gite ou « maison rurale » dans la ville de Sos (Sos del rey catolico) qui est une ville un peu perdue mais très touristique.

Il est tard la nuit tombe, je tourne rapidement dans la ville, trouve un petit resto/bistro et déguste une paëlla pendant le match Real/Barça. N’étant pas spécialement passionné de foot, là bas ça donne presque envie, voilà l’ambiance ^^

  • J3

Le petit déjeuner étant servi assez tard, j’en profite pour faire un tour en ville et cette fois avec l’appareil photo ! Des blasons en veux-tu en voilà, des ruelles étroites et pavés faisant face à des tours ou des monuments, avec de vieilles habitations toutes aussi jolies les unes que les autres. Une très belle ville historique bien conservée.

Chargement de la moto et en selle en direction de la France en coupant par les Pyrénées.

La route n’a rien d’exceptionnel assez plat, peu de virages et pas grand chose à voir. Et d’un seul coup, je longe un immense lac, qui à mon avis se trouve être une source d’eau chaude. Quelques personnes se baignaient dans un petit cours d’eau juste à côté !

La journée se poursuivra, en battant au fur et à mesure des records d’altitude. 1000 ,1200 , 1400 voir 1700 mètres en haut des cols. Moi qui trouvais la route plate est ennuyeuse le matin, j’ai vite ravalé ma langue. La température jouait avec la barre des 30°C en bas des cols avec le plein soleil. Pour des vacances en solitaire, hors saison estivales. C’est comment dire parfait 🙂

Bref c’est bien beau tout ça. Jusqu’à ce que je m’aperçoive que j’ai oublié mon téléphone à l’hôtel. Un roadtrip sans une connerie ce n’est pas un roadtrip, mais là c’est vraiment stupide. Cette année cela fait donc deux téléphones. Ne pouvant plus prévenir personne si je rencontre un problème ou pour signaler mon jour d’arrivée à Marseille, je décide de ne pas prolonger mon voyage de 1 ou 2 jours comme il m’était possible de le faire au départ. Je continue donc ma route, et je m’arrête à Andorre pour la nuit. Au passage j’ai failli me faire percuter par un énorme 4×4 qui ne remarque pas devant lui lorsque le feu passe au rouge. Ce qui m’a valu un belle ré-accélération, et un grillage de feu rouge pour pas me faire emboutir. Le grincement des pneus m’avait alerté. Il s’est finalement arrêté en travers  sous le feu, heureusement que je ne suis pas resté ! Je n’ai pas pris le temps de discuter (L’espagnol c’est pas mon fort). J’ai repris la route en cherchant un hôtel à l’entrée du col d’Envalira.

  • J4

Seul client de l’hôtel, j’ai tout même eu le droit à la demi pension (repas du soir, hébergement, petit déjeuner pour 50€). Petite anecdote il ne prend pas la carte bleue en dessous d’une somme astronomique. Donc petit virée au distributeur avant de repartir !

L’attaque du col le matin à la fraiche et avec ce beau soleil levant ça donne envie. Frileux s’abstenir la température ne dépassait pas les 6°C arrivé en haut vers 10h du matin.

Mais quelle vue ! J’avais la tête dans les nuages au sens propre …

Le reste du trajet se fera en pays Cathare sur des routes « à chèvres » donc plutôt accès trail que roadster. Je saute un peu partout sur la moto, mes poignets souffrent un peu mais le paysage en vaut largement le détour.

Un grand merci au département de l’Aude pour ses routes remplies de gravillons…

Puis quelques belles lignes droites touristiques près du front de mer, du côté de Montpellier et pour finir un petit tronçon autoroutier à partir de Arles jusqu’à Marseille.

Les vacances se sont poursuivies avec ATM45 dans le sud de la france, pour profiter du beau temps et des virages ainsi que de l’arrivée du DDMT !

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2 réflexions sur “roadtrip Espagne

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